Absyrde

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Mardi 3 Juillet 2007

Un p'tit coup de policier ?

Depuis 2006, je traverse une période de lecture de romans policiers et autres noirs du même tabac. D'épisode en épisode de boulimie romanesque, j'ai absorbé les textes de Hammett, Chandler, Chesbro et Mallet. Ca m'a bien plus, mais il me fallait du moderne. J'ai vachement apprécié les Manchette, surtout "Morgue pleine" et "Que d'os !", puis suis passé à Benaquista (dont je vous recommande 15x la lecture de la "Maldone des sleeping", histoire de meurtre et d'espionite aigüe dans un train de nuit). Fred Vargas c'est sympa aussi.

Ben quand j'ai commencé avec Connelly, ça m'a fait l'effet d'un poing dans les gencives. C'est dur. Noir. Cruel. Et totalement désabusé. La série des Harry Bosch, c'est le classique policier procédural passé à la moulinette des fantômes du Vietnam, de la drogue, de l'alcool, d'un nombre incroyable de détails sordides. Bref, c'est The Shield en romans (avec quand même un héros moins ripoux).

Dans les américains, il y a aussi Donald Harstad qui mérite d'être lu, spécialement son premier, "Onze jours", qui est basé sur une série de faits divers qu'il a eu l'occasion de suivre de très près, en tant que shérif dans les états du centre des USA.

Puis, mon dealer habituel, de son accent italophone plutôt marqué, m'a dit "si tou a aimé lé connelly, tou devré peut-être liré lé Henning Mankell. c'é pas mal" (tout les 'r' sont roulés. même par écrit c'est un son que j'arrive pas à faire). Alors j'ai fait comme il a dit, j'ai testé Mankell.

Je ne dirai qu'une seule chose : Ah la vache !

Là, j'ai terminé "La cité des jarres", une intrigue glauquissime de la main d'un nouvel auteur, Arnaldur Indridason, un islandais. C'est à mi-chemin de Connelly et Mankell, avec un je ne sais quoi de barbare. Le cadre est Reykjavik, et l'Islande glaciale...

Les points d'entrée :

  • Dashiell Hammet : "Le faucon maltais"
  • Raymond Chanlder : "Le grand sommeil" (trad de Boris Vian, quand même...)
  • Jean-Patrick Manchette : "Morgue pleine"
  • Connelly : "Les égouts de L.A."
  • Henning Mankell : "Le guerrier solitaire"
  • Donald Harstad : "Onze jours"
  • Arnaldur Indridason : "La cité des jarres"
  • Tonino Benacquista : "La maldone des sleeping"
  • Fred Vargas : "Pars vite et reviens tard"

Lundi 16 Mai 2005

"The year of our war", par Steph Swainston

Tout simplement ouah !!

En l'an 1994 de notre guerre, les Insectes poussent leur offensive vers le sud, où les quatres royaumes persistent, sous la direction des immortels du Château. Le Messager, Jant Shira, mi-awian mi-rhydanne, et seul être humain au monde à pouvoir voler, relatte les événements liés à la mort du roi Dunlin Rachiswater

C'est le premier roman de Swainston, et elle se place dans la veine des M.John Harrison (Viriconium), China Miéville (Perdido Street Station) et Jeff Vandermeer (City of Saints and Madmen). J'avoue prendre un pied pas possible à sa lecture.

Mercredi 2 Mars 2005

La pluie du siècle

Ces derniers temps, j'ai eu une fringale de lecture comme il m'en prend de temps à autre.

Là, c'est un livre d'un auteur anglais que je n'avais pas encore essayé, "Century Rain" de Alastair Reynolds.

C'est de la science fiction, façon space-opéra post humaniste, et ça parle de la séparation entre les gens qui vivent à fond dans la technologie et qui se sont "améliorés" par le biais du génie génétique, et les gens qui préfèrent rester sur le seuil entre deux technologie et façons de voir. Les premiers sont surnomés les "slashers", et dans le bouquin il est dit que c'est en référence à une des premières communautés virtuelles importante dont le sigle est un slash (barre oblique) et un point. En anglais, slashdot.

Passé ce calembour, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé à la lecture d'un roman de grosse SF : décor original, rythme dans la narration, personnages doués de personnalités étudiées, intrigue tordue à souhait, etc.

Donc je le recommande chaudement. Et j'attaque le dernier Iain M. Banks juste après ça.