Absyrde

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Mercredi 20 Septembre 2006

La neutralité du réseau n'est plus garantie

Voilà.

Le Sénat américain vient de planter le dernier clou dans le cerceuil de la neutralité du réseau Internet (Net Neutrality). Le lobbying partisan des corpos des télécoms et l'avidité des sénateurs, dont les voix maintenant se monnayent, ont mis au pilori l'obligation qui leur était faite d'assurer un service identique à tous les utilisateurs du réseau. Maintenant, les télécoms pourront favoriser le contenu qui leur plait le mieux au détriment des autres. Par exemple, sur un cablage détenu par Microsoft, il sera désormais possible d'interdire légalement l'accès à Google.

Quand je pense qu'il y a quelques temps, les USA ont refusé de lâcher la responsabilité du Net au profit de l'ONU, sous prétexte que eux, contrairement à l'ONU, sauraient garantir une neutralité complète du dit Réseau. Ca me fait mal.

Samedi 18 Février 2006

Grève et complexe sidérurgique

Je me rappelle d'un épisode de la Jungle en folie de Godard et Mic Delinx, qui traitait sauf erreur d'un mouton mégalomane et qui avait pour titre "Le Complexe sidérurgique"...

Assez curieusement, je n'avais point encore donné mon avis sur la grève de la Boillat à Reconvillier. J'admets m'intéresser aux événements, mais que dire, que dire...

Je pense que vu la situation économique morose de la vallée de Tavannes, il était logique que les ouvriers prennent des mesures pour qu'on les entende. Trop souvent, les manageurs issus d'une certaine économie foulent aux pieds les sentiments et la probité de leurs employés. Filtrona, Tornos (à l'époque des Rotlisberger), Sibra (sous l'ancien régime Feldschlösschen), Swissair, et j'en oublie... A chaque fois il semble que le discours a été de liquider les avoirs, aux dépends de leurs employés comme parfois de leurs actionnaires. Heureusement, ça n'a pas toujours été couronné de succès, et par exemple la Tornos continue de faire vivre Moutier et ses environs, et la Brasserie du Cardinal est devenue un pôle de compétences crucial pour les brasseries Carlsberg.

N'empêche que...

Ce genre de situation n'est pas bon pour la perception publique des conseils d'administration. S'il s'en produit trop souvent, comment ces conseils pourront ils désormais faire valoir une légitimité autre que financière ? Nous ne sommes pas aux USA, la culture d'entreprise suisse reste quand même centrée autour d'une identification des employés à leurs usines. Si cette "tradition" disparait, où restera l'intéret de la place industrielle helvète ? Nous sommes chers, peu nombreux, mais maniaques en ce qui concerne la qualité. Comment remplacer ce coté maniaque s'il disparait avec la fidélité des employés à une certaine éthique de travail ? Car j'en suis certain, si les travailleurs n'ont pas de reconnaissance de la part de leurs patrons, ils se foutront que le travail sois bien fait ou non. Et si en plus les patrons trahissent les ouvriers dont ils ont la charge, comme ils le font à Reconvillier et comme ils le feront ailleurs, et bien comment s'étonner que le discrous s'envenime ?

Une voix pour la Boillat est le blog qu'il vous faut consulter si vous voulez en savoir plus sur cette histoire.

Mardi 1 Février 2005

Lire le mode d'emploi

Voilà un mystère, pourquoi est-ce qu'on ne lit jamais les modes d'emplois ?

J'ai ma petite idée sur la question : il ne sont pas fait pour être lu, tout simplement... Là, c'est le manuel accompagnant les batteries pour nos serveurs qui me laissent dans le blanc, et pour être sincère, je m'interroge sur la langue d'origine du texte. Pas spécialement drôle, en fait, mais subtilement dénuée de sens. Celà impliquerait-il qu'il existe dans ce monde une langue complètement creuse et dénuée de toute signification ?

Et dans le cas où son existence serait avérée, comment traduit-on un langage vide de sens en un autre doté lui, inévitablement, de quelques significations atomiques telles que "oui" et/ou "non".

Apota mefa (c'est à dire "rien") Ilala dalébir (encore "rien") Idlabar idmati (c-à-d "rien") ligozess (etc.)

Vendredi 10 Décembre 2004

Ce week-end c'est Asmoday (et c'est aussi le deuxième de décembre)

J'ai froid.

Mais celà ne m'empèchera pas de prendre le tgv pour monter à Paris, histoire d'y promulguer une meilleure appréciation des travaux de la brave brave brave maison d'édition 2dSF (voir les liens). Autrement, hier soir a été l'occasion pour moi de voir un film d'une médiocrité surnaturelle, j'ai nommé Blade Trinity. En fait, la question se pose, est-ce que le dialogue n'aurait pas directement été traduit à coups de BabelFish et autres automates ? Parce que là, à la moitié du film, il m'a bien fallu admettre que l'humour général des piques et autres sorties m'est totalement passé à coté. Je cite : "Tu sais, tu pourrais cligner des yeux de temps en temps. Non ? Ouais euh... Je dis ça comme ça, j'ai du manger trop de sucre"

Au moins "Walking Tall" avec le Rock avait l'avantage d'une construction emblèmatique de la propagande du lobby américain des armes à feux, et plein de cas d'écoles super-drôles pour les cinéastes en herbe.